Histoire de la Contraception : évolution des méthodes 1/2
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Les femmes ont de tout temps essayé de contrôler leur fertilité et de planifier les naissances. Le plus ancien document écrit traitant de la contraception remonte à 4000 ans et décrit des suppositoires vaginaux à base de pâte de levain et d’excréments séchés de crocodile.
Pour empêcher une grossesse, une des méthodes consistait à placer une barrière au niveau du col de l’utérus pour bloquer les spermatozoïdes. Pour cela, les femmes utilisaient des moitiés de fruits évidés pour recouvrir le col. Ce fut la première forme de la cape cervicale.
Ainsi, c’est Casanova qui a été le premier a faire la promotion de l‘utilisation d’un demi-citron évidé en tant que méthode contraceptive et Cléopâtre a probablement utilisé une cape cervicale.

Les femmes, de toutes cultures confondues, ont utilisé des citrons, de la cire d’abeille, de l’or, et de l’opium.
Bien que le problème de la contraception soit aujourd’hui résolu, il a fallu passer par des méthodes originales qui provenaient de divers milieux (de la religion, de la magie)…
La magie restera importante dans les pratiques contraceptives, essentiellement sous forme de talisman.
Il y a d’abord les sorciers, ceux qui utilisent non les ” vertus occultes ” des éléments naturels.
Dans les premiers siècles de l’ère chrétienne, les sorciers préparaient des breuvages de stérilité qui conduisaient fréquemment à la mort de l’utilisatrice…

Il y a en premier lieu les superstitions populaires, où l’on peut parfois reconnaître la lointaine descendance du paganisme. Les femmes qui veulent empêcher la conception et l’accouchement se livrent à toutes sortes de sortilèges.
Par exemple elles s’assoient ou se couchent sur des doigts prélevés d’un cadavre, croyant se libérer de la conception pour un nombre d’années égal au nombre de doigts. Une pratique élémentaire, liée aux multiples croyances sur le pouvoir des doigts, qui peuvent selon les gestes jeter ou délier des sorts.
Le second procédé rappelle l’ancien culte des arbres. La femme doit récolter ses fleurs (les menstrues) en lui disant : toi, porte pour moi l’enfant, moi, je fleurirai pour toi. Symboliquement, il s’agit de détruire les fleurs pour ne pas porter le fruit.

Les règles (les menstruations), dans le même but, pourront être jetées au loin, données à manger à un porcelet, à un chien ou à un poisson.
Le troisième volet de la magie : celui qui tâche de se fondre à la médecine et prête ses grimoires aux grands noms de la science. Certains font grand usage des ingrédients répugnants qui sont traditionnellement associés à ces mages en bonnet pointu et à ces sorcières à verrues.
Pour ne pas concevoir pendant un an, on peut ainsi cracher trois fois dans la bouche d’une grenouille ou lier à une racine de marjolaine l’oeil d’un cerf qui louche et l’arroser, le soir venu, de l’urine d’un taureau roux.

• Celle du testicule de belette
Venue de la magie orientale à l’époque impériale, et que l’on rencontre dans des livres de médecine du XVIe au XIXe. La recette est imprégnée d’astrologie et de magie sympathique.
Le testicule doit être coupé lorsque la lune est décroissante, il ne faut conserver que le gauche (le droit étant fécondant), laisser partir la belette vivante (pour qu’elle emporte la fécondité), lier l’organe dans une peau de mule (animal stérile) sur laquelle on aura écrit une formule magique.

• Aussi, l’eau dans laquelle le forgeron trempe le fer porté au rouge constitue une boisson contraceptive.
• Ainsi que le trognon de chou enflammé et éteint dans le sang menstruel
• Et les graines de muscade plongées dans les menstrues, lavées et bues dans du vin.
[ Histoire de la Contraception suite ... ]














